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Et les martinets ?

Les martinets ont été invités à faire partie de notre programme BRIGADES du TIGRE trois mois dans l’année, les quelques détails qui suivent vous montreront que vous n’imaginez pas combien leur mode de vie dépasse … l’imagination.

Un martinet de 2 à 3 mois qui pour la première fois sort du nid pour prendre son envol ne se posera pas avant deux ans, après avoir parcouru 500 000 km, oui l’équivalent de 12 fois le tour de la terre à l’équateur !

Il mange, dort, s’accouple en plein vol, fait sa toilette, son courrier, pour son repas il consomme des insectes et on parle de plancton aérien, ces insectes sont minuscules et peuvent être mobiles soit par leur propre vol ou par les mouvements d’air, ce sont des pucerons, des araignées montgolfières (si ! ça existe) , des moustiques … tout cela sans jamais se poser ! capable de chasser à 1 mètre du sol ou à 1000 mètres … et pour ses vacances dès le mois de juillet : l’Afrique ! Ils restent sur la côte bleue trois mois.

Si vous voulez admirer ces oiseaux allez à Sausset, à la ferme du château, les martinets sont installés sous la toiture, comme ce ne sont pas des architectes, leurs nids ressemblent plus à une poignée de foin … en fait les composants du nid ne sont pas ramassés au sol mais capturés dans l’air lorsqu’ils sont soulevés par le vent !

Pour faire leur nid les martinets utilisent une cavité en hauteur, à plus de 5 mètres, dans laquelle ils déposent ces objets volants.

Si nous voulons participer à leur programme immobilier il faut leur installer des nichoirs avec une entrée plus large que haute, placée en partie basse comme ils ont des pattes minuscules, surtout à plus de cinq mètres de hauteur et avec de la place pour décoller sans rencontrer d’obstacle !

Regardez ce que la ville de PEYNIER leur a posé : https://www.peynier.net/2022/04/18/martinet-noir/

Des modèles sont commercialisés par la LPO ou à AMAZON

La municipalité de CARRY a posé des nichoirs sur la façade SUD de l’Office de Tourisme

Il y a peu de chances que ces nids soient occupés par les martinets !

Le trou de sortie est placé trop haut, il faudrait retourner chaque façade, sinon c’est un piège pour le martinet qui a des pattes très courtes et ne sait pas sauter comme d’autres passereaux.

Retourner les façades ne suffira pas à faire adopter les nichoirs aux martinets qui arrivent en pleine vitesse par le bas avant de freiner au dernier moment !

Le petit qui prend son premier envol a besoin aussi de prendre de la vitesse en se laissant tomber du nid ce qui explique que ses parents ne construisent pas de nids s’il n’y a pas au minimum quatre mètres de libre en dessous du nid !

Déplacer ce bloc de nids sur le côté du bâtiment, rue Marius ARNAUD serait plus judicieux …

Les martinets qui nourrissent leur nichée rentrent au nid moins souvent que les hirondelles et ne lâchent pas de fiente avant d’atterrir …

La villa MOSCA pourrait être équipée lors de sa réhabilitation …

Après toutes ces informations vous prendrez bien un peu de dessert ?

Voici le poème de Michel SAUBIETTE trouvé sur internet :

Les martinets

J’aime, les soirs d’été, au dessus du village

Suivre le carrousel des jeunes martinets

Qui vrillent nos tympans de leurs vibrants sifflets

Et fendent de leur faux, l’air aux parfums d’orage.

Dans leur ronde effrénée, à chaque tour ils frôlent

Les balcons et les toits, et le chat sous le buis

Sans même ouvrir les yeux, de l’oreille les suit,

Dans son rêve agité que l’escadrille affole.

Soudain l’un d’eux dévie et tous quittent la danse

Pour chaluter le ciel, ouvrant grand leur gosier,

Et leur ventre soyeux n’est jamais rassasié

Du plancton aérien que le vent leur dispense.

Puis quand le jour s’éteint, gagné d’un sombre voile,

Ils viennent, assoiffés d’avoir bu le vent frais,

Déchirer de leur bec le miroir du marais,

Avant de repartir vers la première étoile.

Ils s’endorment alors, se faisant un couchage

D’une bulle d’air chaud, quand à la nuit tombée

Les éclairs laissent voir dans le ciel tourmenté

Les gros bourgeons nacrés d’éblouissants nuages.

C’est ainsi, cet oiseau quand il n’est pas au nid

Ne se pose jamais, et dans son plus jeune âge

Peut voler deux ans pleins avec pour seul bagage

Son plumage de cendre et le ciel infini.

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