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DANGERS des troupeaux de chèvres férales

DANGERS LIES à la présence de troupeaux de chèvres dans les collines de la Nerthe

On appelle chèvres férales ou marronnes des chèvres domestiques ayant repris leur liberté mais légalement ce sont toujours des animaux domestiques.

Les troupeaux sont répandus de Martigues aux Pennes Mirabeau, les effectifs imprécis sont estimés entre 500 et 1500 têtes.

Aucun prédateur sauf les renards + aigles de Bonelli

Race dégénérée car développée à partir de quelques animaux de « départ » il y a donc une consanguinité massive, le propriétaire initial habitait La Mède.

Ce ne sont pas des chèvres du ROVE ! Mais des chèvres marronnes ou férales.

DANGERS LIES aux déplacements et traversées des voies de circulation

Voies rapides, autoroutes, départementales, franchies de jour comme de nuit par les troupeaux transhumants, pâturage sur les zones centrales de l’autoroute en périodes de sécheresse, les anecdotes ne manquent pas de frayeurs de conducteurs.

Ces animaux ne se comportent pas comme des animaux sauvages qui cherchent à demeurer cachés, à comparer aux sangliers !

Des dizaines de cadavres sont visibles le long des voies de circulation tous les ans, parfois balisées par la DDE sans ramassage des corps et les cadavres se décomposent sur les bas-côtés, un éleveur serait sanctionné par la préfecture s’il ne contactait pas l’équarissage !

Article L926-1

Création Rapport – art. 2 (V) JORF 22 juin 2000

La collecte et l’élimination des cadavres d’animaux ainsi que celles des viandes et abats saisis à l’abattoir reconnus impropres à la consommation humaine et animale constituent une mission de service public qui relève de la compétence de l’Etat.

L’exécution de ce service public de l’équarrissage est assurée selon les modalités fixées par décret en Conseil d’Etat.


Réponse du Ministère de l’intérieur

publiée dans le JO Sénat du 14/06/2018 – page 2994

Aux termes des dispositions de l’article L. 226-1 du code rural et de la pêche maritime et du décret n°  2005-1220 du 28 septembre 2005 pris pour son application, l’État a la responsabilité du service public de l’équarrissage. Ainsi, l’Etat est notamment chargé de la collecte, de la transformation et de l’élimination des animaux de plus de 40 kilogrammes dont le propriétaire est inconnu ou inexistant. En outre, l’article R. 226-12 du même code dispose qu’il est de la responsabilité du maire, au titre de ses pouvoirs de police générale relatifs à la sauvegarde de la salubrité publique, de veiller à ce que le cadavre d’un animal soit pris en charge par le titulaire du marché de la collecte des animaux morts. À cet effet, l’arrêté préfectoral, portant à la connaissance du public toutes les informations permettant de contacter les titulaires de marchés chargés de la collecte des sous-produits animaux relevant du service public de l’équarrissage, est affiché à la mairie de chaque commune (article R. 226-11 du code précité). L’enlèvement des cadavres d’animaux morts qui se trouveraient sur la voie publique ne relève donc pas de la compétence du gestionnaire de la voirie.

Ces cadavres à proximité des voies montrent que les accidents sont fréquents, mais le jour où ce sera un motard ? Le jour où il y aura un carambolage et des décès on viendra chercher des noises au maire de la commune !

DANGERS DES ZOONOSES (maladies transmises à l’homme par les animaux)

La BRUCELLOSE

En cas d’apparition de brucellose sur ces chèvres l’alarme sera donnée trop tard, parce que c’est une cause d’avortements, et puisqu’il n’y a aucune surveillance de la natalité, il n’y aura pas d’analyse des fœtus ni du placenta, pas d’analyses sanguines et ce sont les cas HUMAINS ou CAPRINS ou OVINS du voisinage qui serviront de signal d’alerte !

Les chèvres marronnes partagent les mêmes pâturages que les chèvres de Mme PATRUNO du vallon de Valtrède, en cas d’avortement d’une marronne c’est son troupeau qui risque d’être abattu ! Même chose pour les chèvres du ROVE de Mr GOUIRAN au ROVE.

Et les placentas sont consommés et transportés par les renards, par les gabians et les pies !

LA FIEVRE Q due à Coxiella Burnetii

Maladie sournoise qui a fait l’objet de travaux dans la région et où il a été démontré que la transmission était facilitée par le mistral !

La contamination peut se faire à 5 km ! C’est la distance moyenne retenue en cas d’apparition de cas humains, où alors la DDPP et l’ARS décident de faire effectuer des analyses sanguines sur les troupeaux ovins, caprins situés dans ce rayon.

Si elle provoque des avortements sur les chèvres, c’est le cas aussi chez la femme et c’est une cause d’endocardites graves chez les humains et de pneumopathies!

Des sérologies positives ont ainsi été relevées plus qu’ailleurs sur la population d’ENSUES la Redonne et de Martigues

Impossible de connaître l’état sanitaire de ces troupeaux de chèvres de la Nerthe, faudra-t-il l’apparition de cas de pneumopathies sur les populations « sous le vent » des troupeaux pour que quelque chose bouge.

Les LEPTOSPIROSES

Les chèvres pendant les longues périodes de sécheresse sont ravies de trouver des points d’eau disposés par les chasseurs dans les collines, mais ces points d’eau sont aussi fréquentés par le gibier à plumes, à poils et à soies puisque les sangliers ont colonisé le massif de la Nerthe, la mise en commun de tous ces sérovars de leptospirose en ces points de ravitaillements représente un danger pour les chasseurs et leurs chiens, la leptospirose traverse une peau saine !

Selon la variété de leptospire contractée par les chèvres il peut s’en suivre des avortements ou de la mortalité sur certains animaux avec des dégâts sur le foie et les reins mais il ne faut attendre aucun diagnostic sur les chèvres de la Nerthe ! Aucun diagnostic médical, aucune autopsie, aucun mécanisme d’alerte.

Les chasseurs, les pompiers, les promeneurs à pied, joggeurs, VTTistes ont tous rencontrés des cadavres de chèvres dans les collines, détectables à la vue ou à l’odeur, la fréquence de ces découvertes montre que la mortalité y est anormalement élevée, pas seulement sur le bord des routes, ce que confirme le faible nombre total, je dis bien faible nombre car vu la prolificité des chèvres la taille du troupeau pourrait doubler tous les 4 ans vu l’absence de prédateurs.

Les SALMONELLOSES (surtout Salmonella Abortus)

Cette maladie est la seconde cause la plus fréquente d’avortements chez les chèvres dans le sud-est et elle peut toucher les lapins !

Or pendant la saison sèche les lapins et chèvres partagent les mêmes points d’eau artificiels !

DANGERS POUR LES TROUPEAUX OVINS et CAPRINS voisins

BRUCELLOSE

La loi impose aux éleveurs de moutons et chèvres des prises de sang annuelles pour dépister la brucellose, les chèvres de la Nerthe ne sont pas dépistées mais partagent les pâtures avec les troupeaux ou à proximité immédiate, c’est inadmissible !

A quoi bon féliciter Mr GOUIRAN du ROVE pour ses efforts pour surveiller son troupeau et produire la brousse locale, si tout cela peut être anéanti parce qu’un gabian ou une pie ou un renard ou un chien ramène un morceau de placenta contaminé sur ses pâtures provenant d’un avortement d’un troupeau non surveillé !

A quoi bon bichonner sa race locale sélectionnée « chèvre du Rove » si un bouc féral dégénéré génétiquement un peu téméraire saute les clôtures pour saillir les biquettes !

Fièvre Q

Même chose avec une transmission aéroportée possible dans un rayon de 5 km !

Il serait intéressant de savoir si l’enquête sanitaire ayant suivi des cas de Coxiella Burnetii sur la commune d’ENSUES avec des taux élevés de séroconversions sur la population s’est penchée sur le troupeau de la Nerthe (troupeau qui n’a pas d’existence légale !)

 extrait de : http://academieveterinaire.free.fr/bulletin/pdf/2007/numero04/297.pdf

Toujours dans cette région de l’Étang de Berre, l’incidence est très variable selon les communes, de 132 pour 100000 habitants dans la commune d’Ensues-la-Redonne à 6 pour 100000 habitants dans la commune d’Istres. Deux zones de plus forte incidence sont notées: une au nord de l’Étang de Berre (communes de Lançon-de-Provence, Cornillon, Coudoux et La-Fare-lesOliviers) et une au sud de la zone (Ensues-la-Redonne), sans corrélation entre cette incidence et la densité d’ovins. Neuf patients présentaient des titres sérologiques de fièvre Q chronique, dont 6 femmes enceintes hospitalisées pour avortement tardif (dont 5 avaient déjà subi un avortement). Les trois autres patients présentaient des endocardites.  

Blue tongue ou FCO Fièvre Catarrhale Ovine

A la dernière alerte pour ce virus transmis par les moustiques, pour un foyer centré sur les Pennes Mirabeau, les prises de sang ont concerné les ovins, caprins à 15 km à la ronde SAUF les chèvres férales de la Nerthe alors que ce troupeau n’est pas surveillé donc aucune détection précoce n’est possible !

Le GDS ne le connaît pas et les services vétérinaires font comme s’il n’existait pas, une paille, 1500 têtes, peut être le plus gros troupeau des Bouches du Rhône !

SALMONELLOSE à Salmonella abortus

Même chose pour ce germe qui représente la deuxième cause d’avortements dans les troupeaux du sud est !

Aucun cas signalé dans le troupeau de la Nerthe alors que les chèvres sont peut-être toutes infectées ! 

Pertes pour les agriculteurs

Un troupeau qui a faim en période sèche n’hésitera pas à s’attaquer à quelques hectares de vignes avec des feuilles bien vertes !

Ce n’est pas de l’écologie !

L’espèce n’est pas en péril

Cela reste des animaux domestiques, leur identification est obligatoire par boucles auriculaires ainsi que le dépistage de maladies contagieuses par prises de sang (brucellose)

La consanguinité ne peut que fragiliser la résistance du troupeau, mais en cas d’atteinte par une maladie infectieuse ce sont les troupeaux d’éleveurs responsables et les humains qui sont en danger !

L’activité pastorale libre n’assure aucune prévention des incendies, les chèvres vont brouter de préférence ce qui est tendre, l’effet du pâturage sur la végétation n’est pas sensible avec 500 à 1500 bêtes sur 4965  hectares, cela fait 1 à 3 chèvres pour 10 hectares !

La préfecture reporte la responsabilité sur les mairies et la DDE plante des panneaux sur le bord des routes et autoroutes annonçant des troupeaux de chèvres errantes, rallonge les grillages le long de l’autoroute et compte les accidents ! (ou pas !) un gaspillage financier !

Le site du massif de la Nerthe est classé parc naturel depuis 2013 mais cela n’a pas empêché le troupeau de proliférer.

Le conservatoire du littoral rachète ces terrains mais osera-t-il reprendre les choses en main ?

ANALYSE des SOLUTIONS

L’adoption ? La génération actuelle n’a jamais connu l’homme qu’à distance et une chèvre qui tente d’échapper à un humain c’est très difficile à arrêter en phase panique. D’autre part l’adoption signifie en adopter au minimum deux chez un particulier et il faut transformer le terrain en camp pour éviter que les chèvres ne s’échappent.

La castration ? Même problème, et castrer un bouc adulte en dehors de la manipulation, anesthésie générale, antibiothérapie retard, comment assurer en cas de complication sur la plaie ? et à quel tarif ? Si on part sur un sex ratio de 50 % de mâles, 250 boucs à castrer ! et donc prévoir un % de décès car les caprins supportent mal l’anesthésie, qui bloque le rumen donc météorisation et si techniquement il existe un antagoniste de l’anesthésique son prix le réserve aux carnivores.

A cela s’ajoute le danger de la capture et la difficulté de trouver des personnes prêtes à prendre des risques et les blessés peuvent se compter chez les personnes chargées de la capture, chez les vétérinaires et chez les caprins eux-mêmes dont le comportement est alors bien celui d’animaux sauvages.

NB la capture à la sarbacane ou au fusil hypodermique coûte cher

NB la castration à l’élastique n’est utilisable que sur les chevreaux

NB Un bouc suffit pour couvrir 20 à 30 chèvres

Relâcher des animaux castrés ? C’est mépriser les viticulteurs qui tentent d’élever de la vigne et cela ne résout pas le danger de divagation sur les voies publiques

Les actions conjuguées des maires de plusieurs communes dont Chateauneuf les Martigues ont permis d’enlever 1500 chèvres du massif de la Nerthe en 2022 mais l’effort n’a pas été assez collectif !

Les efforts d’une seule commune ne peuvent pas résoudre le problème. La résolution doit être envisagée au niveau du massif de la Nerthe avec participation de la DDPP, du parc naturel, du conservatoire du littoral et de toutes les communes voisines.

Si une seule commune agit ses actions sont neutralisées par l’étendue du secteur et elle n’est pas habilitée à agir sur les communes voisines.

La région, le département etc le problème s’étend d’années en années, demain elles seront peut-être à Septêmes les Vallons ou derrière Plan de Campagne, il y a de l’herbe et de l’eau !

Et si une chèvre tombe dans le canal de Marseille et se noie ?

Et si un troupeau se développe sur le Bolmon ? sur le Jaï ?

Les chèvres occupent actuellement les collines depuis l’Escourillon (Martigues) longent la raffinerie de La MEDE, le vallon de l’aigle (CARRY/ENSUES), le vallon du poirier (Plan des Pennes) jusqu’à la Galline, autour de l’A55, au vallon de Valtrède, autour des carrières des chaux de la tour, autour de Magic land et il peut être intéressant de connaître les avis de ces entreprises sur la gêne rencontrée.

Leurs zones de pâturage sont influencées par les incendies et la recherche de l’eau

La neutralisation des cochons chinois qui avaient colonisé la ZI de la Palun à l’entrée de MARIGNANE il y a 10 ans montre qu’avec un peu de détermination un problème peut être réglé.

Qui aura le courage de prendre en charge le dossier ?

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