Et les hirondelles ?
Une variété de passereaux semble ignorée par l’AOC, les hirondelles ! Détrompez-vous !
Nous respectons leur participation à l’opération BRIGADES du TIGRE six mois dans l’année.
La colonie d’hirondelles qui survit à CARRY est centrée sur le port et si vous dessinez un cercle de 250 mètres de rayon, centré sur la place Jean JAURES, tous les nids existants recensés sont dans ce secteur.
La douzaine est difficile à atteindre !
Sachant qu’une hirondelle sur deux ne revient pas de ses vacances en Afrique … cela montre l’extrême fragilité de cette colonie.




La plupart des nids sont en mauvais état et sont mal entretenus, curieux ! grève des aiguilleurs du ciel ? Les hirondelles ont perdu le plan IKEA pour assembler un nid en kit ? Amazon n’a pas reçu un numéro de CB valide ?

Vous pouvez voir ce nid sous les arcades, rue Aristide BRIAND, au niveau de l’agence AMPLIFON
Ce nid a hébergé 2 hirondeaux en 2025, qui ont eu bien du mérite à ne pas tomber du nid, celui-ci laisse voir des tentatives de renforcement, des aiguilles de pin mais il ne sera plus utilisé en 2026 car il y aura un arrêté municipal de mise en péril !

Le problème est du à l’absence de boue disponible pour la construction !
La boue se trouvait au pied de la falaise qui borde le quai Malleville, cette falaise constituée d’une couche de rocher sur une couche d’argiles plusieurs fois répétée, des suintements sur l’argile généraient en pied de falaise une boue adaptée à la construction des nids.
Mais la construction de l’hôtel BLEU a condamné la source !
L’AOC a averti de la situation la secrétaire de mairie, le casino Barrière et l’hôtel Bleu, nous leur avons demandé d’installer des nids d’hirondelles artificiels pour que la colonie d’hirondelles ne disparaisse pas, le casino Barrière nous a répondu que cela serait retenu comme projet RGE pour 2026.
Quelles solutions ?
Les hirondelles sont des animaux grégaires qui installent leurs nids à proximité des humains, c’est le commensalisme : la présence des humains est utile aux hirondelles et la présence des hirondelles ne gêne pas les humains, ces nids sont le plus souvent proches les uns des autres car cela permet une surveillance commune par exemple si un chat s’aventure près d’un nid …
Installer un nid d’hirondelles chez soi n’a d’intérêt que si son habitation se trouve à proximité d’une colonie. Il est commercialisé des tours à hirondelles mais pour qu’elles soient « adoptées » il faut en plus diffuser par haut-parleurs des chants d’hirondelles !
Les premières hirondelles qui arrivent d’Afrique sont des mâles ! Leur première occupation en arrivant n’est pas de se payer un restaurant mais de choisir le meilleur nid du quartier, ou mieux le meilleur lot de nids et il a été démontré que l’occupation des nids augmente avec leur nombre, 6 nids sont plus attractifs que 3 nids etc
Construire un nid dans un village où il y a du bétail, donc des abreuvoirs, donc de la boue prend 15 jours, à CARRY si par chance les hirondelles trouvent un peu de boue, c’est loin, cela sèche pendant le transport et pour armer l’édifice il n’y a pas facilement de tiges d’herbe à proximité c’est pourquoi les images ci-dessus montrent des posidonies et des aiguilles de pins.
Les hirondelles font aussi partie des BRIGADES du TIGRE , comme les autres passereaux ce sont 1000 insectes par jour au menu, adios mosquitos !
Pour en savoir plus : https://www.oiseaux.net/oiseaux/hirondelle.rustique.html
Pour planer un petit peu :
| Ce que disent les hirondelles (Théophile GAUTIER 1811-1872) Recueil : Emaux et camées |
Déjà plus d’une feuille sèche
Parsème les gazons jaunis ;
Soir et matin, la brise est fraîche,
Hélas ! les beaux jours sont finis !
On voit s’ouvrir les fleurs que garde
Le jardin, pour dernier trésor :
Le dahlia met sa cocarde
Et le souci sa toque d’or.
La pluie au bassin fait des bulles ;
Les hirondelles sur le toit
Tiennent des conciliabules :
Voici l’hiver, voici le froid !
Elles s’assemblent par centaines,
Se concertant pour le départ.
L’une dit : » Oh ! que dans Athènes
Il fait bon sur le vieux rempart !
» Tous les ans j’y vais et je niche
Aux métopes du Parthénon.
Mon nid bouche dans la corniche
Le trou d’un boulet de canon. «
L autre : » J’ai ma petite chambre
A Smyrne, au plafond d’un café.
Les Hadjis comptent leurs grains d’ambre
Sur le seuil d’un rayon chauffé.
» J’entre et je sors, accoutumée
Aux blondes vapeurs des chibouchs,
Et parmi les flots de fumée,
Je rase turbans et tarbouchs. «
Celle-ci : » J’habite un triglyphe
Au fronton d’un temple, à Balbeck.
Je m’y suspends avec ma grille
Sur mes petits au large bec. «
Celle-là : » Voici mon adresse :
Rhodes, palais des chevaliers ;
Chaque hiver, ma tente s’y dresse
Au chapiteau des noirs piliers. «
La cinquième : » Je ferai halte,
Car l’âge m’alourdit un peu,
Aux blanches terrasses de Malte,
Entre l’eau bleue et le ciel bleu. «
La sixième : » Qu’on est à l’aise
Au Caire, en haut des minarets !
J’empâte un ornement de glaise,
Et mes quartiers d’hiver sont prêts. «
» A la seconde cataracte,
Fait la dernière, j’ai mon nid ;
J’en ai noté la place exacte,
Dans le pschent d’un roi de granit. «
Toutes : » Demain combien de lieues
Auront filé sous notre essaim,
Plaines brunes, pics blancs, mers bleues
Brodant d’écume leur bassin ! «
Avec cris et battements d’ailes,
Sur la moulure aux bords étroits,
Ainsi jasent les hirondelles,
Voyant venir la rouille aux bois.
Je comprends tout ce qu’elles disent,
Car le poète est un oiseau ;
Mais, captif ses élans se brisent
Contre un invisible réseau !
Des ailes ! des ailes ! des ailes !
Comme dans le chant de Ruckert,
Pour voler, là-bas avec elles
Au soleil d’or, au printemps vert !
