Pour les jardiniers têtus …
Il y a peut être dans votre jardin un petit coin au soleil où ce sont les cailloux qui poussent le mieux alors, si vous avez la patience, osez le câprier !
Ce n’est pas un arbrisseau facile à apprivoiser, il n’a pas besoin de terre riche, juste du soleil, il n’y en a pas souvent à la vente dans les jardineries mais une fois qu’il s’est enraciné c’est du costaud, il y a plusieurs variétés, dont une qui n’a pas d’épines.
C’est aussi rustique qu’une ronce !
En été les câpres se récoltent tous les deux à trois jours, il faut cueillir le bouton floral, si vous en oubliez un ce n’est pas grave vous aurez droit à une fleur magnifique.

Votre cueillette se stocke mélangée avec du gros sel, cela sert à enlever l’amertume, puis au bout d’un mois, un petit rinçage pour enlever le sel et retour dans un pot avec du vinaigre blanc, conservation facile au réfrigérateur, DELICIEUX !
Une taille sévère en fin d’hiver et le pied de câprier repart ! En Sicile certains vont jusqu’à brûler le buisson et cela repart des racines (dixit calogero)

Un pied comme celui ci-dessus couvre plus d’un mètre carré.



En cueillant tous les jours cela permet d’avoir d’éviter certaines câpres plus grosses.
Tout comme pour les oliviers, l’élevage des câpriers oblige à fonctionner dans un cycle long, il n’y a pas de production les premières années … mais après !
Ce type de production s’inscrit tout à fait dans une démarche d’adaptation au réchauffement climatique, pas besoin d’eau, pas besoin d’engrais, du soleil !
